Part of the Street Art Boulogne-sur-Mer 2026 edition, discover the full trail here.
La fresque d'Hannah Lucatelli Santos, près du lycée Mariette, est une ode sereine et puissante aux femmes, aux mères et à la mer. Une figure nous fixe d'un regard d'une force tranquille, ses mains façonnant de délicats poissons en papier. L'artiste brésilienne a passé du temps à observer Boulogne-sur-Mer, s'imprégnant de ses rythmes et de ses couleurs avant de peindre. Originaire de São Paulo, ville bruyante et intense, elle recherchait un lien profond avec son environnement : la façon dont les gens vivent, ressentent et interagissent avec leur milieu. Cette sensibilité est au cœur de son œuvre, qui mêle spiritualité personnelle et identité maritime, où mer et mère ne font qu'un.
Hannah souhaitait insuffler une présence féminine à l'espace public, contrebalançant les monuments et les noms de rues qui, en grande majorité, rendent hommage aux hommes. Son personnage est volontairement neutre – intemporel, asexué, libre – une femme symbolique, liée à toutes les femmes. La moitié de la fresque, explique-t-elle, est inspirée de sa propre histoire ; l'autre moitié, de Boulogne, et plus particulièrement de son océan, une force maternelle qu'elle souhaitait honorer.
Techniquement, cette fresque marque une rupture avec sa palette habituelle en noir et blanc ou sépia. Elle a créé ses propres couleurs, étudiant les teintes du quartier pour que l'œuvre s'intègre harmonieusement à son environnement. Pour Hannah, la couleur est une émotion, et l'emplacement de la fresque près d'une école est essentiel : le street art a marqué son enfance, et elle espère que cette fresque touchera les jeunes d'aujourd'hui.
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Hannah Lucatelli Santos’ mural near Lycée Mariette is a serene, powerful ode to women, to mothers, and to the sea — a figure who gazes back at us with calm strength, her hands shaping delicate paper fish. The Brazilian artist spent time observing Boulogne‑sur‑Mer, absorbing its rhythms and colors before painting. Coming from São Paulo, a city of noise and intensity, she sought connection: how people live, feel, and relate to their environment. That sensitivity anchors her work, which blends personal spirituality with the city’s maritime identity, where mer and mère become one.
Hannah wanted to bring a female presence into public space, counterbalancing monuments and street names that overwhelmingly honor men. Her character is intentionally neutral — ageless, unsexualized, free — a symbolic woman connected to all women. Half of the mural, she explains, comes from her own story; the other half comes from Boulogne, especially its ocean, a maternal force she wished to honor.
Technically, the mural marks a departure from her usual black‑and‑white or sepia palette. She created her own colors, studying the neighborhood’s tones to ensure the work blended gently with its surroundings. For Hannah, color is emotion, and the wall’s placement near a school is essential: street art changed her life as a child, and she hopes this mural will speak to young people today.
