« La balade sous-marine du marché République »

Description

S’il est surtout connu pour ses portraits, ses « tronches » aux regards marquants qui s’affichent sur des murs, à la vue de tous, aussi bien que sur toile, Deuz est bien plus qu’un simple portraitiste.

Né et ayant grandi à Marseille, où il habite toujours, Deuz est tombé enfant dans le dessin, et plus particulièrement la BD. Bercé par le hip-hop – bien plus que simplement de la musique, mais une culture à part entière – il se lance sur les murs de Marseille dès l’adolescence, entouré de ses amis. A 17 ans, il visite le Musée Picasso à Paris, et c’est une révélation : il deviendra artiste.

Il enchaîne les études d’art et, depuis 2004, enseigne les Arts Appliqués; il a trouvé son équilibre.

Il s’épanouit artistiquement, avec des œuvres qui éclosent aux quatre coins de la France et jusqu’en Chine. S’il manipule la bombe aérosol avec brio sur les façades, il joue aussi de Posca, de stylo-bille ou encore d’aquarelle. Avec des thématiques aussi multiples que ses médiums, mais toujours imprégnés de cette culture hip-hop qui l’a vu grandir, il s’approprie les lieux qu’on lui propose.

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L'espace à travailler était particulier, lieu de passage sombre et peu attrayant, la mission était de le rendre plus joyeux et lui redonner un attrait. Ajouter de la couleur sur ces murs étant le meilleur moyen pour que les passants puissent l'emprunter plus régulièrement, il a choisi la mer comme thème créatif, rien d'autre ne me semblait mieux incarner Saint-Raphaël et le marché République attenant. Les contraintes techniques étant nombreuses, comme par exemple la présence de boîtes aux lettres, de vitres, de gaines, de poteaux… il lui a fallu adapter son travail aux zones exploitables. Il a peint plusieurs espèces marines avec différents bleus en guise de fond qui suggèrent une certaine profondeur.  La gestion des piliers proches de l'entrée se veut plus géométrique avec une enfilade de bleus en dégradé. Le résultat final respecte mon idée de départ et illumine cette traverse sombre, ce qui lui a permis de laisser un peu de mon art aux Raphaëlois.

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Anecdote de l’artiste lors de la réalisation de l’œuvre :

« Durant ma réalisation, une des habitantes de la rue a ouvert ses volets et a découvert ma peinture en cours de réalisation: sa réaction a été de descendre immédiatement et de me remercier chaleureusement. Elle m'a pris dans ses bras en me disant «merci de mettre de la couleur à mon horizon, ma fenêtre donne sur ce passage et je ne supportais plus ce gris, merci pour ce bleu et ces dessins ». Elle me laissa, non sans me faire une bise, remplie de reconnaissance et de cette chaleur qui rebooste un artiste dès lors qu'il crée. C'est à mon tour de remercier cette dame parce que, finalement, ce sont bien ces rencontres qui donnent du sens à notre travail ».

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If he is best known for his portraits, his "faces" with striking glances that are displayed on walls, in plain view, as well as on canvas, Deuz is much more than just a portraitist.

Born and raised in Marseille, where he still lives, Deuz fell as a child into drawing, especially comics. Rocked by hip-hop – much more than just music, but a culture in its own right – he launched himself onto the walls of Marseille as a teenager, surrounded by his friends. At 17, he visited the Picasso Museum in Paris, and it was a revelation: he would become an artist.

He studies art and, since 2004, teaches Applied Arts; he has found his balance.

He flourished artistically, with works that blossomed all over France and as far away as China. If he handles the spray can brilliantly on the facades, he also plays Posca, ballpoint pen or watercolor. With themes as varied as his mediums, but always imbued with the hip-hop culture that saw him grow up, he appropriates the places offered to him.

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The space to be worked on was special, a dark and unattractive place of passage; the mission was to make it more joyful and give it back an appeal. Adding color to these walls being the best way for passersby to use it more regularly, he chose the sea as his creative theme; nothing else seemed better to embody Saint-Raphaël and the adjoining République market. Technical constraints being numerous, such as the presence of mailboxes, windows, ducts, posts... he had to adapt his work to the exploitable areas. He painted several marine species with different blues as backgrounds that suggest a certain depth. The management of the pillars near the entrance is more geometric with a series of gradient blues. The final result respects my initial idea and illuminates this dark traverse, which allowed him to leave some of my art to the Raphaëlois.

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Anecdote of the artist during the creation of the work :

«During my realization, one of the inhabitants of the street opened her shutters and discovered my painting in progress: her reaction was to go down immediately and to thank me warmly. She took me in her arms, telling me "thank you for putting color on my horizon, my window overlooks this passage and I couldn’t stand that gray anymore, thank you for this blue and these drawings." She left me, not without kissing me on the cheek, filled with gratitude and that warmth that rekindles an artist as soon as he creates. It’s my turn to thank this lady because, in the end, it is indeed these meetings that give meaning to our work."

Hunter

theyarenotvandals
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Location

Created on May 31, 2023
Rue du Safranié, 83700 Saint-Raphaël, France
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